Une semaine en Martinique

Départ pour les Antilles

4/22/2026

Ce blog est un peu spécial puisque pour la première fois depuis au moins 10 ans, je vous raconte un voyage en famille plutôt qu’en couple ! Une dynamique différente, des compromis à trouver, et finalement beaucoup de bons moments. J’espère que vous pourrez vous retrouver dans certaines de nos journées selon votre profil de voyageur.

Pour les nouveaux qui me lisent pour la première fois, je ne suis rémunérée pour rien du tout — tous les liens vers les hôtels ou activités sont là uniquement pour vous faciliter l’organisation de votre voyage. Quand le mot est souligné c’est un lien vers un site internet ou une page Instagram, quand le mot est en gras c’est un lien vers un point Google Maps. Je vous conseille de créer une liste sur Google Maps avec tous les points qui vous intéressent pour les retrouver facilement sur place.

La Martinique est un département français, donc aucune formalité particulière si vous êtes ressortissants français ou européens — votre carte d’identité suffit, pas besoin de passeport, de visa ou de formulaire d’entrée. On pose sa valise et c’est tout ! Pas besoin non plus de prendre une extension de forfait téléphonique normalement.

Bonne lecture !

Jour 1 - le voyage

Nous avons dormi au Moxy de l’aéroport de Lyon ce jeudi soir pour être sereins pour notre vol du lendemain à 10h20. Deux vols au programme : Lyon-Paris puis Paris-Fort-de-France, soit environ 12h de voyage en tout.

Nous arrivons à Fort-de-France aux alentours de 18h heure locale, et la nuit commence déjà à tomber ! Il faut savoir qu’en avril, le soleil se lève vers 5h30 et se couche vers 18h30, donc ne vous attendez pas à de longues soirées lumineuses.

Nous avons loué une voiture chez Auto Discount — à l’arrivée il faut les appeler pour qu’ils viennent vous chercher en navette et vous amènent à leur agence récupérer le véhicule. L’attente n’est pas très longue donc c’est pratique.

La voiture est vraiment indispensable en Martinique — il n’existe pas d’équivalent de Uber ou de Grab comme on en trouve en Asie. Les transports en commun existent mais les horaires semblent peu fiables et la couverture limitée, surtout pour les sites touristiques. Prévoyez donc votre location de voiture dès la réservation du voyage, les tarifs grimpent vite si vous attendez le dernier moment. Et comme mentionné plus loin dans le blog, conduire sur l’île demande un peu d’adaptation : routes étroites, priorités parfois surprenantes et stationnement souvent anarchique !

Une fois la voiture récupérée, nous prenons la route vers notre logement de la semaine. Petite parenthèse sur cet hébergement : la localisation est moyenne, la décoration est vraiment top, il y a tout ce qu’il faut dans l’appartement et l’hôte est très gentille. Pour la localisation je m’explique : si vous aimez faire des choses à pied ce n’est définitivement pas le bon endroit car il n’y a presque rien à moins de 25 minutes à pied et la route qui borde la maison est assez passante pour ne pas donner envie de s’y aventurer. Certains points d’intérêt peuvent être à plus d’une heure de voiture aussi, mais vu la configuration de l’île j’imagine que c’est un peu partout pareil. Par contre la vue sur le Rocher du Diamant est magnifique. L’accès direct à la plage, lui, s’est révélé peu utile — nous sommes malheureusement tombés sur une période de sargasses, mais nous y reviendrons. Par contre en dessous du logement il y a deux villas qui ont chacune leur piscine, pratique si on veut éviter les sargasses et se baigner, c'est le même propriétaire donc vous pouvez regarder sur sa fiche Airbnb.

Pour ce premier soir nous testons le restaurant le plus proche à pied, Le Chill. C’est très sympa, les cocktails sont très bons mais un peu plus chers qu’en métropole, et les tapas sont excellents — nos premiers accras, et ils me restent encore en mémoire !​​​​​​​​​​​​​​​​

Jours 2 et 3 - nord ouest de l’île

Ce matin, avec le décalage horaire et notre coucher à 22h (merci la fatigue du voyage), je me suis réveillée en pleine forme à… 6h du matin ! Après avoir essayé de me rendormir pendant plus de 30 minutes, j’ai décidé d’aller me poser sur la terrasse et avec le soleil qui se levait sur la mer avec le Rocher du Diamant en face, on peut dire que les vacances commencent vraiment.

Mes parents, levés encore plus tôt que moi, sont revenus de la boulangerie avec des spécialités à la goyave et à la noix de coco super bonnes — donc un bon petit déjeuner face à la mer pour bien commencer la journée. 

Ensuite, réunion d’équipe pour définir le programme de la semaine, puis départ pour la plage de Carbet. On a choisi cette plage car elle est au nord de l’île, côté mer des Caraïbes, donc normalement plus épargnée par les sargasses. Pour ceux qui ne connaissent pas, les sargasses sont des algues qui arrivent du large, s’accumulent en bordure de mer puis s’échouent sur les plages en formant parfois de véritables murs d’algues, qui peuvent dégager une odeur assez forte en séchant. Notre hôte nous a expliqué que des engins viennent parfois les évacuer, mais pas en ce moment car nous sommes en pleine période de ponte des tortues sur les plages. Personnellement je préfère ne pas me baigner pendant une semaine pour que les tortues puissent avoir la paix — mais il faut savoir que c’est un risque à prendre en venant en Martinique à cette période. Je vous recommande de consulter le site Sargasses Martinique très utile pour adapter votre itinéraire sur place !​​​​​​​​​​​​​​​​

Après environ une heure de route, nous arrivons à la plage… sous la pluie, et avec des sargasses ! On ne se laisse pas abattre pour autant. Ceux qui en avaient envie sont allés tremper leurs jambes dès que la pluie a cessé, à des endroits où il y avait peu d’algues — l’eau est bonne ! On s’est posés à l’Effet Mer, on a très bien mangé et les serveurs sont adorables, je recommande d’y aller. La plage est en sable foncé et assez sauvage — d’ailleurs la baignade n’est pas surveillée — donc j’imagine que par beau temps c’est assez paradisiaque comme endroit.

Ensuite direction le Jardin de Balata, un beau jardin qui permet de découvrir la flore de la Martinique et d’ailleurs — il y a par exemple un étang japonais. L’entrée coûte 16€ et comptez environ deux heures de visite. Il y a aussi un petit canopy walk d’une dizaine de minutes, accessible gratuitement. Personnellement j’ai trouvé ça joli mais je m’attendais à quelque chose de plus grandiose, car toutes les personnes qui avaient été en Martinique m’en avaient parlé. Ce que j’ai surtout retenu : les palmiers ne sont pas des arbres mais des herbes géantes ! Concrètement, là où un arbre possède un tronc avec de l’écorce qui s’épaissit et du bois qui se forme au fil des années, le palmier n’a pas de vrai tronc ligneux — ce que l’on prend pour un tronc est en réalité une tige fibreuse qui ne grossit jamais en diamètre. Il est donc botaniquement plus proche d’une grande tige d’herbe que d’un chêne.

La fin de journée approche et il faut remplir le frigo pour la semaine. Arrêt au centre commercial Genipa avec un grand Carrefour pour satisfaire tous les régimes alimentaires, et un Décathlon pour attraper des chaussures d’eau afin de tenter de se baigner malgré les algues.

On mange tranquillement à l’appartement ce soir et on se couche tôt — tout le monde s’est levé très tôt ! On a d’ailleurs décidé de manger les midis à l’extérieur et les soirs à l’appartement pour limiter un peu les frais, car les restaurants sont aussi chers voire plus chers qu’en métropole, et à six adultes l’addition monte très vite. À savoir que ce n’est pas seulement les restaurants qui peuvent être chers sur l’île, mais aussi les courses — surtout si vous prenez des marques que vous trouvez en métropole.

Ce matin nous repartons vers le nord-ouest de l’île en direction de l’Anse Couleuvre. La route est longue (1h45) et c’est presque dommage de ne pas avoir pu tout faire hier, mais il y avait trop de points d’intérêt dans cette zone pour tenir en une seule journée. Le plan initial était de voir la cascade de l’Anse Couleuvre puis de se poser sur la plage — sauf qu’au moment de partir, nous avons lu qu’il était très difficile de se garer là-bas : une dizaine de places seulement, les gens se garent ensuite sur le bord de la route et il est impossible de croiser ou de faire demi-tour. Trop compliqué avec notre gros véhicule, donc on renonce. La balade jusqu’à la cascade fait aussi 1h aller, et la troupe n’était pas super motivée !

C’est donc vers l’Habitation Céron que nous nous sommes dirigés. La visite se fait en une bonne heure, l’entrée coûte 9€, et c’est une balade dans la forêt avec — si vous avez de la chance — la possibilité de voir des mygales bleues arboricoles des Antilles sur des arbres centenaires. C’était même mieux que notre “trek” malaisien : plus sauvage, moins aménagé. C’est aussi une plantation et fabrique de chocolat, avec une dégustation incluse à la fin (leur chocolat est très bon, ainsi que les autres produits). On a goûté la confiture de mucilage qui a étonnamment le goût de coing — c’est la fibre qui retient les fèves de cacao dans la cabosse, une vraie découverte !

Pause déjeuner ensuite au BelaBeach à Saint-Pierre. La carte est courte mais tout ce qu’on a pris était bon !

Malgré la chaleur nous avons visité un peu la ville de Saint-Pierre et en particulier le mémorial de la catastrophe de 1902. L’entrée coûte 8€ et un audioguide est compris dans le prix — mais il est assez longuet, si bien qu’on l’a vite abandonné, ce qui fait qu’on a bouclé la visite en moins de 15 minutes ! On a trouvé intéressant de connaître l’histoire de l’île : en 1902, l’éruption de la Montagne Pelée a complètement rasé Saint-Pierre en quelques minutes, faisant près de 30 000 morts — la ville était alors considérée comme la capitale économique et culturelle des Antilles françaises. Le musée mériterait cependant plus de salles, avec des informations sur les volcans en général ou sur l’île, car en l’état c’est vraiment petit.

On pensait s’arrêter sur le retour à la cascade Saut Gendarme mais nous étions trop fatigués — retour à l’appartement pour une team sieste et une team baignade au coucher de soleil.​​​​​​​​​​​​​​​​

Jour 4 : journée en mer

Ce matin nous sommes attendus à Grande Anse à 8h30 pour notre journée en catamaran — et quelle journée ! Au programme : snorkeling à la Pointe du Lézard le matin pour observer les poissons (avec possibilité de faire un baptême de plongée), barbecue sur le bateau à midi — le repas était excellent et tout est fait maison à bord — puis snorkeling aux Anses d’Arlet l’après-midi pour observer les tortues dans leur environnement sauvage. Ici il est interdit de les nourrir, contrairement à ce que nous avions vu en Malaisie, et ça change vraiment l’expérience : les tortues évoluent librement, sans être attirées artificiellement vers les bateaux, c’est bien plus beau.

L’équipage met à disposition des paddles, des frites, une corde pour sauter depuis le bateau, des hamacs dans l’eau, des canapés pour faire la sieste… la journée est fabuleuse ! L’équipage est très convivial tout en nous laissant vivre notre journée à notre rythme, nous explique des choses intéressantes sur la biodiversité locale, et surtout nous nourrit toute la journée tout en nous faisant déguster de nombreux rhums. Une très belle journée que je ne peux que vous recommander sincèrement.

Pour info : la journée coûte 120€/pers repas du midi et collations inclues, on peut prendre un baptême de plongée en supplément pour 55€/pers. Ils font aussi des sorties snorkeling de nuit et d’autres choses.

Jours 5 et 6 : centre de l’île

Ce matin c’est le premier jour où j’arrive à dormir après 6h, ce qui est absolument génial sachant que nous nous sommes encore endormis à 21h30 — décidément le décalage horaire est difficile à assumer, impossible de résister après 22h et impossible de se réveiller plus tard que 6h depuis le début du séjour. C’est bien reposés que nous nous dirigeons vers la presqu’île de la Caravelle pour une randonnée sous 35 degrés.

Nous avons choisi le petit parcours de 3km dans la mangrove, bouclé en environ 1h10. Honnêtement, le parcours est accessible et c’est intéressant de voir la mangrove, mais elle était toute sèche donc on n’a pas vu grand-chose. À priori le plus grand parcours jusqu’au phare offre plusieurs points de vue et un spot pour se baigner, donc si vous avez 3h30 devant vous je vous recommanderais plutôt celui-là.

Astuce : ne vous arrêtez pas au premier parking, continuez vers le Château Dubuc même quand le chemin n’est plus goudronné après la barrière — vous gagnerez de précieux mètres sous le soleil plombant, et il y a largement de quoi se garer avant que le chemin ne soit réservé aux PMR.

Ensuite direction L’Escapade à la Trinité pour le déjeuner, et c’est une adresse que je recommande à 100% ! Ce sont deux papis qui vous servent, avec un menu unique : accras et salade en entrée, plat au choix parmi 5 ou 6 options, et glace ou fruit frais en dessert. Avec le plat tout le monde se partage un plat de riz, un plat de lentilles et un plat de légumes pays (igname, banane ti-nain et fruit a pain). Les boissons sont en supplément mais les prix sont très corrects — comptez 22€ par personne pour la formule. On s’est régalés avec des spécialités créoles : poulet boucané, fricassée de chatrou, poisson colombo, fricassée de crevettes… un sans-faute !

Puis départ vers Saint-James pour visiter notre première distillerie. Une connaissance nous avait conseillé de ne pas nous attarder au musée du rhum et de plutôt prendre le petit train jusqu’à La Salle. Manque de chance, ce train ne circulait pas à ce moment là. À savoir que le petit train ne circule que lors des visites guidées de la distillerie, organisées uniquement en période de récolte de la canne (de mars à juin), du lundi au vendredi, avec deux départs : 10h et 11h30. En dehors de cette période, l’accès au musée et au domaine reste gratuit et en visite libre de 9h à 17h.

Qu’à cela ne tienne, nous avons rejoint l’habitation en voiture. L’entrée coûte 5€ et on y découvre surtout la fabrication artisanale et ancestrale du rhum. Les bâtiments sont très beaux et la personne qui propose la dégustation est incroyablement sympathique et passionnante. Une belle adresse, plus authentique et intimiste que les grandes maisons habituelles.

Ce matin, après notre habituel footing/visite du village du Diamant, départ vers la Bananeraie Belfort. Nous avions réservé la visite en petit train quelques jours avant — malgré une pluie battante, elle était très sympa ! Elle coûte 16€ par personne sur internet et 17€ sur place, avec peu de départs dans la journée (sur le site on ne pouvait réserver qu’à 10h ou 11h), donc pensez à anticiper. La visite dure environ une heure et se termine par une dégustation de produits locaux. Et la petite anecdote du jour : saviez-vous que les bananes que nous trouvons en France sont appelées ici « bananes cochon » ? Ce sont celles qu’ils donneraient plutôt aux animaux, car ils les trouvent bien moins savoureuses que les petites bananes locales des Antilles. On remet tout en question !

Nous voulions manger au Lèche-Babine mais nous sommes arrivés trop tard — on s’est donc rabattus sur un restaurant créole au bord de mer au François. Assez bon, mais un peu plus cher que L’Escapade la veille pour un style de plats similaire.

L’après-midi est passée très vite car nous avons fini de manger à 15h. Nous avons visité l’Habitation Clément pour 13€ par personne — à savoir que vous bénéficiez d’une réduction si vous conservez vos tickets du mémorial de Saint-Pierre, de 2 ou 3€ si je me souviens bien. Les jardins sont magnifiquement entretenus, l’habitation est très belle, et on peut vraiment explorer les anciennes usines avec de nombreuses explications sur la fabrication du rhum et l’histoire des lieux. La visite se termine par un atelier des sens — des odeurs à deviner — puis une dégustation avant de passer à la boutique. C’est clairement la distillerie que j’ai trouvée la plus complète et la plus intéressante de toutes celles que nous avons visitées, je vous la recommande vraiment.​​​​​​​​

Jour 7 : farniente et dauphins

Ce matin nous nous levons tôt car j’avais réservé il y a deux mois une matinée en mer. Au programme : découverte des mammifères marins et de la grotte des chauves-souris, snorkeling et apéro créole. La sortie m’a coûté 390€ pour 6 adultes et nous ne sommes pas plus de 12 sur le bateau.

On a eu la chance incroyable de voir une baleine à bosse et son bébé — ce qui n’était apparemment pas arrivé depuis des mois selon notre guide. On a également vu des dizaines de dauphins nager autour du bateau. Ce qui m’a vraiment plu, c’est que tout se fait dans le respect des animaux : les bateaux sont peu nombreux sur la zone, ils ne poursuivent pas les dauphins, chaque bateau est limité à 20 minutes dans la zone où vivent ces dauphins tachetés, et les moteurs sont coupés dès qu’ils s’approchent. Contrairement à ce que je craignais — car il était bien écrit sur leur annonce qu’on avait 98% de chance de voir des dauphins — c’était paisible et vraiment respectueux. La grotte des chauves-souris est impressionnante mais ne représente que 5 petites minutes dans la matinée, et le spot de snorkeling n’est pas exceptionnel — en tout cas peu de poissons et les mêmes que ceux qu’on avait déjà vus depuis les côtes. Mais l’essentiel était ailleurs !

Ce midi nous avons mangé au Nomad, qui propose une cuisine du monde avec une base de produits locaux — c’est très sympa et bon. Puis, fatigués de notre matinée d’aventure, nous avons terminé la journée à la plage de l’Anse Mitan : pas de sargasses, eau cristalline, c’est exactement ce qu’il nous fallait. Et en prime, pas besoin de reprendre la voiture puisque l’excursion partait de la Pointe du Bout, juste à côté. Elle est par contre moins sauvage que d'autres plages que nous avons vu lors de notre voyage. 

Jour 8 : sud de l’île

Ce matin direction le marché artisanal de Sainte-Anne pour acheter des épices et des souvenirs. La ville est sympa, ça ressemble un peu plus à une station balnéaire comme on en a l’habitude. Le marché est petit mais vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin en épices et souvenirs sympas — et au pire il y a toujours les boutiques des rues principales. En fin de matinée nous avons acheté des accras sur un petit stand et nous sommes allés les manger les pieds dans l’eau sur la petite plage proche du marché. Un moment parfait.

Ensuite déjeuner à La Cour Créole — le service est lent mais tout était vraiment très bon ! Boudin antillais, crabe farci, féroce d’avocat, mojito maracuja, poulet colombo et même gâteau à l’ananas… tout ce qu’il faut pour passer une bonne après-midi ensuite.

Puis direction la plage des Salines, réputée pour être la plus belle plage de l’île — mais impossible de se garer ! Nous nous sommes donc rabattus sur la plage de Corps de Garde, où la baignade est surveillée et le spot très sympa, avec beaucoup de locaux. Une belle surprise finalement. En rentrant vers l’appartement, petit arrêt à la boutique Trois Rivières, très jolie.

Jour 9 : retour à la maison

Ce matin nous bouclons les valises, rendons la voiture de location et nous dirigeons vers l’aéroport. Le trajet retour se fait de nuit cette fois : départ à 15h30 de Fort-de-France, changement à Paris, et arrivée à Lyon vers 9h le lendemain matin. Le temps d’un voyage, la Martinique nous aura semblé bien loin — et déjà on en voudrait plus !

CONCLUSION

Nous avons vraiment aimé la Martinique, même si nous pensions être plus dépaysés. La langue française joue probablement un rôle dans ce sentiment — ou alors c’est qu’on commence à prendre l’habitude de voyager dans ce type de climat et de décor ! Toujours est-il que c’est une très jolie île qui propose de nombreuses activités : chill sur la plage, randonnées dans une nature luxuriante ou plus désertique selon l’endroit, activités en mer… Les habitants ne sont pour la plupart pas très avenants au premier abord, mais sympathiques si on essaye de discuter et qu’on s’intéresse à eux. Et malgré les vacances scolaires, les lieux étaient plutôt calmes, ce qui était vraiment agréable.

Quelques conseils avant de partir :

  • Ne prévoyez pas trop les restaurants à l’avance. Pratiquement à chaque fois que nous avions repéré une adresse sur Google Maps, elle était fermée en arrivant — même quand elle était notée ouverte ou que le répondeur confirmait les horaires. Restez flexibles !

  • La voiture est indispensable, mais paradoxalement ce n’est pas toujours facile de se garer. Beaucoup de personnes sont en double file ou garées n’importe comment au bord de la route, ce qui nous a parfois découragés pour aller sur des plages qui avaient l’air superbes mais où trouver une place relevait du défi.

  • Les zones ombragées des plages sont prises d’assaut — prévoyez d’arriver avant 8h si vous voulez avoir une bonne place.

  • Ne prévoyez pas trop de choses dans la même journée. Entre les temps de route, le trafic et le soleil qui se couche tôt, vous ne pourrez pas tout faire — ou alors vous devrez vous dépêcher, ce qui n’est vraiment pas le but en vacances. L’idéal serait même de réserver un logement au nord et un au sud pour éviter de faire plus de 2h30 de route par jour comme nous. Nous avions choisi le Diamant pour être à peu près au centre de l’île, mais ça n’a pas vraiment simplifié les trajets. Alterner les deux permettrait aussi de mieux mélanger visites et plages, ce qui est un rythme vraiment sympa.

  • Nous sommes partis en avril, qui correspond à la fin de la saison sèche. Ça ne nous a pas empêchés plusieurs averses de quelques minutes chaque jour, mais les températures étaient très agréables — entre 25 et 30 degrés, de jour comme de nuit. Nous n’avons eu qu’un seul jour de pluie continue. Dernier point : la météo sur le téléphone n’est absolument pas fiable !

  • Quand vous voyez des arbres avec des anneaux rouges peints sur le tronc, éloignez-vous — c’est probablement un mancenillier, un arbre toxique qu’il ne faut surtout pas toucher, et encore moins s’abriter en dessous sous la pluie au risque de brûlures ou de réactions allergiques.

BUDGET A PREVOIR :

Cette fois-ci pas de budget détaillé, tout simplement parce que le voyage nous était offert par mes parents pour leur 30 ans de mariage. Pour vous donner un ordre d’idée : les activités et les restaurants coûtent pour la plupart aussi cher que sur la Côte d’Azur en plein été, les logements sont dans le même ordre de prix, et il faut évidemment rajouter le billet d’avion. C’est donc un voyage nettement plus cher que Bali par exemple.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES 

Notre top du séjour :

  • La journée en catamaran avec Atao

  • La sortie en mer pour observer les mammifères marins

  • L’Habitation Céron

  • L’Habitation Clément

Notre flop du séjour :

  • Le Jardin de Balata, trop lisse à notre goût — contrairement à l’Habitation Céron où on est vraiment au cœur d’une flore diversifiée et sauvage

  • Les distilleries qui se limitent souvent à une boutique et une dégustation, avec peu de partie muséale pour vraiment comprendre l’histoire du rhum

  • Le Mémorial de Saint-Pierre, trop petit pour le prix de l’entrée